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FIBOIS Alsace : L’interprofession de la filière forêt-bois alsacienne.

La construction bois est l’avenir de la charpente

Waldhambach, le 30/09/2009 - Le charpentier du XXe siècle se consacre toujours à son métier de base, essentiellement l’installation de charpentes pour porter les toitures, l’aménagement de combles, la rénovation des maisons à colombages et la création d’escalier. Mais depuis le début des années 90, il est devenu un constructeur à part entière, grâce à la maison à ossature bois. Le réchauffement climatique, la nécessité de prendre en compte le développement durable, les préconisations du Grenelle de l’environnement sur les économies d’énergie, ont conféré au bois une nouvelle jeunesse.



Du bois objet on est passé au bois construction, une aubaine pour les charpentiers. Alors que la crise et l’attentisme qu’elle suscite auprès des acteurs économiques produisent leurs effets sur de nombreux secteurs de l’artisanat, la charpente résiste, et dans une filière bois très éprouvée, elle se maintient et, mieux encore, se développe. "Ici, la forêt, c’est la mer" claironnait un slogan du Comité Régional du tourisme, illustré d’une éloquente photo où les frondaisons disparates de résineux évoquaient, jusqu’au bout de l’horizon, les creux et les reliefs des vagues.Couverte de forêts sur 38 % de son territoire, l’Alsace a de tout temps développé une forte activité économique dans la production de bois et de ses nombreux dérivés.

La menuiserie, l’ébénisterie, la charpente et à présent la maison à ossature bois sont autant d’activités toutes dédiées au matériau bois. Même s’il est affecté (modérément pour le moment) par la crise économique, le secteur de la charpente et de la maison à ossature bois se porte plutôt bien, grâce à la volonté politique qui se traduit par des aides financières, la prise de conscience de nos compatriotes que les ressources de notre vieille planète n’étaient pas inépuisables et, il importe de le préciser, un savoir-faire des entreprises qui ont anticipé le marché en investissant à la fois dans la qualification de leurs collaborateurs et dans le matériel le plus performant. Revers de la médaille, malheureusement inévitable, les produits émergents attisent les convoitises et ces dernières années, de nombreuses entreprises de charpente ont été créées sans qu’on puisse affirmer pour autant qu’elles remplissent toutes les conditions de qualification. En 1996, le registre des entreprises de la CMA comptait 167 entreprises de charpente contre 215 à ce jour.
Un secteur en expansion constante.
Matériau renouvelable, le bois est abondamment courtisé et paré de toutes les vertus. Il parvient même à conquérir des secteurs d’activité comme la construction, où il était pourtant jusqu’il y a peude temps jugé peu fiable (voir encadré sur l’entreprise MOB). Yves Ehlinger, Président de la Corporationobligatoire des entreprises de charpente du Haut-Rhin et Clément Martin, Président de la Section charpente de la Fédération du Gros-oeuvre et de la Charpente du Bas-Rhin, parlent le même langage et s’accordent à reconnaître que la maison à ossature bois est devenue pour la charpente un moteur de développement.Entre 2001 et 2005, la construction bois a progressé de 46 % contre 20 % pour la maison individuelle en général. Il faut néanmoins relativiser les chiffres. Dans l’immédiat, en Alsace, la construction de maisons en bois pèse 8 %, certes le double de la moyenne nationale, mais nous sommes encore loin des 20 % de l’Allemagne et des 80 % des pays nordiques.Quatre cents maisons nouvelles à ossature bois sont édifiées chaque année entre Rhin et Vosges. Clément Martin, qui dirige avec son frère Benoît l’entreprise éponyme installée à Neubois dans le Val de Villé, emploie 35 salariés occupés dans un bureau d’études, un atelier de 5000 m2 et un hangar de stockage de 2000 m2.Cette entreprise s’est spécialisée dans la construction bois pour les collectivités et autres établissements publics. De son côté, Yves Ehlinger relève l’importance du marché de la rénovation et rappelle à bon escient que la construction bois, outre l’ossature, englobe aussi le colombage, le poteau-poutre (construction du squelette d’une maison avec des poteaux et des poutres de forte section) et le bois massif empilé (rondins et madriers empilés horizontalement).
La construction bois résiste mieux à la crise que la pierre et le béton.
Alors que 2008 a été une année difficile pour la filière bois, marquée par une baisse des prix et une chute de la production, la demande soutenue en bois construction et en bois énergie a permis de limiter les dégâts.Yves Ehlinger observe un ralentissement des commandes de particuliers et Clément Martin explique que les commandes publiques mettent du temps à devenir opérationnelles. Mais rien de vraiment préoccupant dans l’immédiat. Benoît Martin pointe même la responsabilité de la baisse relative due à un hiver exceptionnellement rigoureux.Il redoute davantage la propension à la baisse des prix qui l’a déjà contraint à renoncer à des marchés publics, prévoyant à court terme « de la casse » pour les entreprises travaillant sous le seuil de rentabilité. Chez les charpentiers, comme chez beaucoup d’autres artisans, ce sont toujours les mêmes raisons qui reviennent pour expliquer la baisse d’activité.« Les consommateurs spéculent sur une baisse des prix et attendent l’effet d’aubaine pour se décider, mais gare à ceux qui entrent dans ce jeu dangereux, il faut avoir les reins bigrement solides pour tenir longtemps ».En attendant, Yves Ehlinger ne peut que déplorer que sur les six premiers mois de l’année, les demandes de permis de construire ont baissé de 20 %.Les médias, bien sûr, sont sur la sellette. On leur reproche de noircir le tableau et d’aggraver la morosité ambiante, alors même que la consommation française demeure bien plus soutenue que celle des autres pays européens, de sorte que dans l’hexagone, l’amplitude de la crise paraît moindre.
Pour ou contre la maison à ossature bois ?
D’un point de vue écologique, la construction bois sait se vendre, mais bien des interrogations freinent encore son développement. Elles exigent de la part des professionnels une communication permanente à grands renforts de pédagogie. Fibois s’y emploie, les organisations professionnelles et les entreprises en font de même.Au premier rang des réticences, le supposé surcoût financier pèse lourd, plus encore en temps de crise ; or à qualité d’isolation identique, la maison bois n’entraîne aucun surcoût. La facture de chauffage peut même être divisée par deux par rapport à une maison traditionnelle.Par ailleurs, le délai de construction plus court (réduit de 4 mois en moyenne), des murs moins épais qui permettent d’augmenter la surface habitable et les fondations moins importantes sont également source d’économies substantielles.Autre préoccupation non fondée, la durée de vie de la construction en bois. Les plus vieilles constructions du monde sont souvent en bois, les maisons à colombages alsaciennes fournissent la preuve de sa résistance. Néanmoins, comme toutes les autres formes de construction, la maison bois doit être entretenue pour bien vieillir, surtout les bardages et bardeaux utilisés pour le revêtement des façades et la couverture.Quant à la structure non apparente, elle ne nécessite aucun entretien. Une construction en bois entretenue est un élément de patrimoine transmissible de génération en génération.Enfin il y a le risque du feu, avivé par le souvenir des grands sinistres gigantesques d’autrefois et la bonne combustion du bois. Pourtant le bois est le seul matériau qui conserve ses propriétés mécaniques et portantes à haute température, et en brûlant, il ne dégage aucun gaz toxique. A titre d’exemple, les pompiers sont autorisés à intervenir plus longtemps dans une structure en bois que dans tout autre type de structure.Dans les foires et salons, à l’occasion de portes ouvertes ou de conférences débats, les professionnels et leurs représentants s’emploient à tordre le cou à tous ces préjugés. Leurs efforts sont payants puisque le nombre de convertis augmente d’une année à l’autre ; il n’empêche que la tâche demeure lourde « mais exaltante » comme le souligne Benoît Gomez,charpentier à Colmar.
Le problème du séchage du bois
La plupart des charpentiers rencontrés admettent se fournir en bois séché, destiné aux maisons bois, exclusivement ou partiellement, auprès d’entreprises allemandes ou autrichiennes. A en croire les professionnels, les scieries alsaciennes resteraient figées sur des positions traditionnelles et ne pourraient par conséquent répondre aux attentes des nouveaux marchés. Fibois, l’interprofession de la filière bois, a mené une étude circonstanciée sur la question et les résultats permettent de nuancer sensiblement les avis un peu trop péremptoires des artisans charpentiers. 37 % des scieries alsaciennes seraient équipées d’un séchoir, mais leur taux moyen de charge n’est que de 67 %. Ces équipements sont donc fortement sousutilisés et sous-valorisés. A l’heure actuelle, la demande en bois sec concerne surtout le lamellé collé, la fermette, l’ossature bois qui ne représentent qu’une fraction de la consommation totale de bois.Mais l’évolution rapide de l’ossature bois change déjà les données du problème et, pour les scieurs, le séchage à grande échelle est devenu un choix stratégique, « un investissement de conquête » (pour reprendre la formule de Fibois) « qui doit être source de qualité et de profit ».Encore une preuve de l’intérêt de la filière : les scieurs et les charpentiers peuvent débattre autour de la même table et trouver ensemble les solutions préservant les intérêts des deux parties. Les négociations sont d’ailleurs en bonne voie.
Un vent de modernité et de jeunesse
Que ce soit en terme de pénibilité ou de technologie, la charpente a beaucoup évolué et travaille avec un matériel performant.Logiciels de dessin, machines numériques, camions grues, permettent de rationaliser et de faciliter le travail. La maison à ossature bois exige de nouveaux savoir-faire et une formation spécifique est en phase d’aboutissement.Eu égard au grand nombre de petites entreprises du secteur qui n’ont pas toujours les moyens d’acquérir un matériel très onéreux, Yves Ehlinger préconise un regroupement auquel sa corporation.Enfin, le métier de charpentier s’apprend aussi, et de longue date, chez les Compagnonsdu Devoir. Les jeunes issus de cette formation sont très recherchés par les entreprises.A l’examen des chiffres, on relève toutefois une baisse du nombre des apprentis, moins de 100 sont actuellement dans le circuit de l’alternance. Benoît Martin a son analyse : « Les jeunes après un BTS préfèrent la planche à dessin des bureaux d’études aux chantiers de montage ».Un signe néanmoins encourageant : plus de 40 % des salariés de la charpente ont moins de 30 ans et déjà un emploi sur quatre est dévolu à la construction bois. travaille. Les aides de la Région Alsace au regroupement des entreprises pourraient être le moyen de mettre le pied à l’étrier.Les entreprises de la charpente parviennent à trouver des apprentis sans trop de difficultés. Souvent elles les conservent dans leur effectif après leur formation car sur le marché du travail les ouvriers qualifiés se font rares.Diplôme initial, le CAP est préparé dans les CFA de Cernay, Haguenau et Illkirch ainsi que le BEP, un BP charpente bois et un bac pro (niveau IV). A signaler encore un brevet de technicien métreur en charpente bois (AFPA de Colmar) et bien sûr le brevet de maîtrise. Vers un label « Maison à Ossature Bois Alsace » Yves Ehlinger reconnaît que le marché est porteur, mais il faut que ses acteurs veillent à le maîtriser et à le conserver. La concurrence allemande, forte d’une expérience plus aguerrie, se fait d’autant plus pressante que son marché intérieur est en baisse, mais en termes qualitatifs, nos entreprises n’ont plus rien à envier à leurs confrères d’Outre-Rhin.Pour se développer à plus de deux chiffres par an, la maison bois doit aussi inspirer confiance, et les réalisations d’entreprises éphémères peu qualifiées, avec des malfaçons au bout, peuvent nuire à toute la filière.Aussi Yves Ehlinger adhère pleinement à une initiative conjointe de Fibois et d’Energie-Vie, visant à créer un label « Maison à Ossature Bois Alsace », dont l’aboutissement serait pour les entreprises régionales de la charpente un signe fort de notoriété et pour le consommateur un gage de confiance et de sécurité.Clément et Benoît Martin rament dans le même sens, en privilégiant la formation continue en interne, adaptée au projet d’entreprise élaboré entre les dirigeants et les salariés afin d’être toujours à la pointe de la technologie et pouvoir tenir tête à la concurrence étrangère et justifier une différence de prix par une garantie accrue de qualité.Benoît Martin va encore plus loin, et il rejoint en cela les chefs d’entreprises d’autres activités : il suggère que les entreprises ayant la taille et les formateurs requis, puissent – comme autrefois dans l’industrie – avoir leur propre centre de formation en interne.De toutes les qualités du bois, il en est une qu’il faut se garder d’oublier, c’est, la cerise sur le gâteau, sa convivialité. Ce matériau a une âme, il est animé d’une vie de signes tracés par ses lignes et ses noeuds, d’un langage exprimé dans une infinie nuance de craquements.Il attire le regard et incite au toucher. Le bois se caresse et il sait le rendre. Dans un monde qui se féminise, le bois est l’avenir de la maison.
Mob Alsace à DurrenbachPionnier de la maison à ossature bois
En créant son entreprise de menuiserie générale en 1979, Jean-Jacques Klingler s’était déjà spécialisé dans les applications du bois au bâtiment, et dans sa tête, il méditait déjà le projet de construire un jour une maison tout bois.Pas étonnant dans ces conditions qu’il fît figure de pionnier de la maison à ossature bois et, avec quatre collègues, il élabore dès 1982 une charte Alsace Promo Bois Construction avec la Chambre de Métiers d’Alsace. Il fallait au moins une charte pour enrayer les préjugés qui fermaient l’horizon des maisons à ossature bois. Les trois petits cochons Tout le monde a en tête cette édifiante histoire puisée dans l’enfance, contant l’aventure de ces trois petits cochons qui, pour échapper au loup, avaient trouvé refuge respectivement dans des maisons en paille, en bois et en briques. Seul le dernier, derrière son rempart scellé au mortier, parvint à résister au féroce prédateur, alors que les maisons en bois et a fortiori en paille de ses frères imprévoyants, s’envolèrent comme fétus de paille. Résultat dans l’inconscient collectif : la maison en bois est suspectée d’insécurité.
Et ce n’est pas tout, la construction bois évoque aussi ces « baraques » hâtivement construites après guerre pour loger les victimes des bombardements, en attendant la reconstruction en dur.

Et pour couronner le tout, la crainte atavique de l’incendie qui se nourrit si goulûment de matériau bois. Jean-Jacques Klinger et ses confrères eurent à faire preuve de beaucoup de pédagogie pour vaincre ces réticences et il a fallu l’émergence de la préoccupation écologique pour que les mentalités évoluent. Aujourd’hui, Jean-Jacques a passé le relais à son fils Vincent et l’entreprise a définitivement cessé toute activité de menuiserie générale pour se consacrer entièrement à la maison à ossature bois. Une marque déposée MOB Alsace, enseigne de l’entreprise, est depuis 2006 une marque déposée à l’INPI. L’expérience acquise et la notoriété qu’elle véhicule font de Mob Alsace l’un des leaders de sa spécialité, orienté presque exclusivement vers le particulier.Vincent Klinger explique qu’il travaille beaucoup avec les architectes, plus qu’en prise directe avec la clientèle. Les hommes de l’art sont pour lui les prescripteurs principaux, ce qui ne l’empêche pas d’approcher le grand public à travers des foires et salons, comme la Foire de Printemps à laquelle il participe chaque année.La sensibilisation du public est sollicitée par les émissions de télévision, le surfing sur les sites internet et bien sûr la volonté politique qui, en octroyant des aides à l’investissement dans le développement durable, contribue fortement à la sensibilisation des particuliers et des entreprises.Rayonnant jusqu’à 100 kilomètres autour de Durrenbach, Mob Alsace emploie 11 collaborateurs, forme régulièrement des apprentis, accueille des contrats de professionnalisation et correspond en tous points à l’idée qu’on se fait d’une entreprise artisanale contemporaine qui développe harmonieusement un savoir-faire empreint d’une grande modernité et un attachement sans faille à des valeurs éprouvées. « Rendre la maison la moins énergivore possible, voilà notre challenge », conclut Vincent Klingler.
Benoît Gomez (Colmar-Charpente)Eloge de la sécurite
Ce jeune chef d’entreprise, dirigeant de Colmar Charpente (12 salariés), est le référent Fibois de la Corporation des entreprises de charpente du Haut-Rhin. Il s’est spécialisé dans la construction de maisons à ossature bois pour les particuliers, mais aussi pour les collectivités locales et territoriales. 60 % de son activité est déployée dans la construction bois. Il construit même des logements sociaux et travaille en étroite collaboration avec des architectes qui, eux aussi, pour répondre à la demande, ont été contraints de se former à cette nouvelletechnologie. Améliorer les conditions de travail La plupart de ses collaborateurs sont issus d’un apprentissage maison et il ne peine guère à trouver des apprentis. Afin de donner à son personnel le maximum de confort dans un travail qui se déroule la plupart du temps à l’air libre, exigeant des efforts physiques répétitifs, Benoît Gomez a considérablement développé la sécurité, estimant que les réglementations, jugées trop contraignantes par d’autres, évitent des accidents du travail et suscitent chez ses salariés un esprit d’entreprise positif qu’ils savent aussi refléter à l’extérieur.Il croit résolument à l’avenir de son métier et n’hésite pas à s’engager à côté de son Président Yves Ehlinger pour faire avancer la construction bois.Son engagement lui permet de suivre attentivement les évolutions du marché, d’être en première ligne pour les adapter et les transmettre à ses collègues. A titre personnel, il ne craint pas la concurrence d’entreprises peu qualifiées (elles n’ont pas le savoir-faire et le matériel adéquat) mais croit que la cohésion de la filière bois Alsace est le moyen le plus sûr de progresser et de conserver ses parts du marché.
FIBOIS Alsace : L’interprofessionde la filière forêt-bois alsacienne
S’il y avait le moindre doute sur la pertinence de FIBOIS Alsace, association de droit local, créée en 1995, pour fédérer tous les acteurs de la filière forêt-bois, il a été levé dans une belle unanimité par tous les interlocuteurs rencontrés dans l’élaboration de ce dossier consacré à la charpente et à la maison à ossature bois. Une filière de 19 500 acteurs De l’arbre aux produits finis, la filière forêtbois en Alsace recense 19 500 actifs et 2620 entreprises, pour la plupart en milieu rural. Elle constitue par conséquent un outil d’aménagement du territoire de tout premier ordre.Présidée par Jean Maegey, avec Sacha Jung pour délégué général, FIBOIS Alsace rassemble les propriétaires et gestionnaires forestiers, les entreprises de travaux forestiers, les scieurs et exploitants forestiers, la Section Charpente de la FFB du Bas-Rhin, la Corporation des entreprises de charpente du Haut-Rhin, la Section Menuiserie de la FFB du Bas-Rhin, l’industrie du papier, les transporteurs forestiers, les négociants en bois de chauffage, etc.Il n’existe aucun autre exemple en Alsace où des professions différentes mais occupées à transformer ou à valoriser le même matériau de base aient réussi à ce point leur intégration dans un creuset commun, pour parler d’une même voix et bénéficier ainsi d’une crédibilité accrue. L’Etat et la Région Alsace en particulier ont bien saisi l’opportunité de FIBOIS Alsace et lui accordent un partenariat qui a aussi contribué à l’affirmation de son utilité. Les missions de FIBOIS Alsace L’Association anime et représente la filière, développe des actions de communication, participe à des foires et salons, donne des conférences, propose à ses membres des études techniques et des conseils légitimés par une veille économique permanente sur le marché du bois et de ses dérivés.Elle s’adresse aussi au grand public auquel elle fournit des informations sur les forêts alsaciennes, les entreprises de la filière au travers de l’annuaire des professionnels du bois, le bois énergie et le bois construction au travers du référentiel de la construction bois.Une de ses initiatives les plus récentes : « la charte Alsace Bois Bûche », pour aider les consommateurs à choisir des produits de qualité en termes de rendement énergétique et d’impact environnemental. Ses adhérents s’engagent à respecter les exigences techniques, réglementaires, administratives et environnementales.FIBOIS Alsace a aussi joué un rôle prépondérant dans le rapprochement des scieurs et des charpentiers et sur la commercialisation par contrat des bois séchés.
Nicolas Sarkozy à Urmatt :« L’Etat est derrière la filière bois ».
Le Président de la République a choisi Urmatt, siège de la scierie Siat-Braun, pour annoncer au début de l’été son « Plan Bois », avec la création d’un fonds stratégique doté de 100 millions d’euros, dont 20 millions débloqués dès 2009. Nicolas Sarkozy considère que la forêt française est sous-exploitée et il fait de la valorisation de cette ressource, une priorité fondamentale.Il compte aussi sur la filière bois « gigantesque source de croissance durable ». Dans les constructions neuves, le seuil maximum d’utilisation du bois sera multiplié par dix dès 2010. Par ailleurs les travaux d’isolation extérieure recourant au bois ne nécessiteront pas de dépôt de permis de construire. Elément moteur de la filière bois, la construction bois est appelée à un fort développement.
La forêt en Alsace
L’Alsace est une région forestière puisque 38 % de son territoire est couvert de feuillus et de résineux. La forêt alsacienne est l’une des plus riches et des plus productives du pays, grâce à un volume sur pied d’environ 78 millions de m3 et un accroissement annuel constant.Cinquième région forestière de France, elle compte 42 essences différentes. Les feuillus (hêtre, chêne) localisés principalement en plaine, couvrent 60 % de la surface, les 40 % restants situés dans la montagne vosgienne étant des résineux (sapin pectiné, épicéa, pin sylvestre et douglas).Contrairement au reste de la France, la forêt alsacienne est majoritairement publique (51 % de forêts communales, 24 % de forêts domaniales, 25 % de forêts privées).Enfin, et l’Alsace a pris une sérieuse avance dans ce domaine, 75 % de ses forêts sont certifiées PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières) qui garantit au consommateur que les produits qu’il achète ont été fabriqués à partir de bois récoltés dans une forêt gérée durablement.
Benoît et Clément Martin. Ils militent pour créer un centre de formation dans leur entreprise. La rapidité de montage : un des atouts de la maison à ossature bois. Une maison à ossature bois réalisée de Benoît Gomez. Benoît Gomez, maître charpentier à Colmar, Yves Ehlinger, Président de la Corporation.Obligatoire des Entreprises de Charpente du Haut-Rhin, et Francis Bieber, Secrétaire Général Adjoint de laCorporation. Vincent Morillon, chargé de mission à Fibois, l’interprofession de la filière bois.


Pour en savoir plus: www.bieber-bois.com

Communiqué classé dans la catégorie: Charpente - Construction


Publié par BIEBER Menuiserie portes et fenêtres le 30/09/2009

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