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FIBOIS Alsace : Linterprofession de la filière forêt-bois alsacienne.
La construction bois est lavenir de la charpente
Waldhambach, le 30/09/2009 - Le charpentier du XXe siècle se consacre toujours à son métier de base, essentiellement linstallation de charpentes pour porter les toitures, laménagement de combles, la rénovation des maisons à colombages et la création descalier. Mais depuis le début des années 90, il est devenu un constructeur à part entière, grâce à la maison à ossature bois. Le réchauffement climatique, la nécessité de prendre en compte le développement durable, les préconisations du Grenelle de lenvironnement sur les économies dénergie, ont conféré au bois une nouvelle jeunesse.

La menuiserie, lébénisterie, la charpente et à présent la maison à ossature bois sont autant dactivités toutes dédiées au matériau bois. Même sil est affecté (modérément pour le moment) par la crise économique, le secteur de la charpente et de la maison à ossature bois se porte plutôt bien, grâce à la volonté politique qui se traduit par des aides financières, la prise de conscience de nos compatriotes que les ressources de notre vieille planète nétaient pas inépuisables et, il importe de le préciser, un savoir-faire des entreprises qui ont anticipé le marché en investissant à la fois dans la qualification de leurs collaborateurs et dans le matériel le plus performant. Revers de la médaille, malheureusement inévitable, les produits émergents attisent les convoitises et ces dernières années, de nombreuses entreprises de charpente ont été créées sans quon puisse affirmer pour autant quelles remplissent toutes les conditions de qualification. En 1996, le registre des entreprises de la CMA comptait 167 entreprises de charpente contre 215 à ce jour.
Un secteur en expansion constante.
Matériau renouvelable, le bois est abondamment courtisé et paré de toutes les vertus. Il parvient même à conquérir des secteurs dactivité comme la construction, où il était pourtant jusquil y a peude temps jugé peu fiable (voir encadré sur lentreprise MOB). Yves Ehlinger, Président de la Corporationobligatoire des entreprises de charpente du Haut-Rhin et Clément Martin, Président de la Section charpente de la Fédération du Gros-oeuvre et de la Charpente du Bas-Rhin, parlent le même langage et saccordent à reconnaître que la maison à ossature bois est devenue pour la charpente un moteur de développement.Entre 2001 et 2005, la construction bois a progressé de 46 % contre 20 % pour la maison individuelle en général. Il faut néanmoins relativiser les chiffres. Dans limmédiat, en Alsace, la construction de maisons en bois pèse 8 %, certes le double de la moyenne nationale, mais nous sommes encore loin des 20 % de lAllemagne et des 80 % des pays nordiques.Quatre cents maisons nouvelles à ossature bois sont édifiées chaque année entre Rhin et Vosges. Clément Martin, qui dirige avec son frère Benoît lentreprise éponyme installée à Neubois dans le Val de Villé, emploie 35 salariés occupés dans un bureau détudes, un atelier de 5000 m2 et un hangar de stockage de 2000 m2.Cette entreprise sest spécialisée dans la construction bois pour les collectivités et autres établissements publics. De son côté, Yves Ehlinger relève limportance du marché de la rénovation et rappelle à bon escient que la construction bois, outre lossature, englobe aussi le colombage, le poteau-poutre (construction du squelette dune maison avec des poteaux et des poutres de forte section) et le bois massif empilé (rondins et madriers empilés horizontalement).
La construction bois résiste mieux à la crise que la pierre et le béton.
Alors que 2008 a été une année difficile pour la filière bois, marquée par une baisse des prix et une chute de la production, la demande soutenue en bois construction et en bois énergie a permis de limiter les dégâts.Yves Ehlinger observe un ralentissement des commandes de particuliers et Clément Martin explique que les commandes publiques mettent du temps à devenir opérationnelles. Mais rien de vraiment préoccupant dans limmédiat. Benoît Martin pointe même la responsabilité de la baisse relative due à un hiver exceptionnellement rigoureux.Il redoute davantage la propension à la baisse des prix qui la déjà contraint à renoncer à des marchés publics, prévoyant à court terme « de la casse » pour les entreprises travaillant sous le seuil de rentabilité. Chez les charpentiers, comme chez beaucoup dautres artisans, ce sont toujours les mêmes raisons qui reviennent pour expliquer la baisse dactivité.« Les consommateurs spéculent sur une baisse des prix et attendent leffet daubaine pour se décider, mais gare à ceux qui entrent dans ce jeu dangereux, il faut avoir les reins bigrement solides pour tenir longtemps ».En attendant, Yves Ehlinger ne peut que déplorer que sur les six premiers mois de lannée, les demandes de permis de construire ont baissé de 20 %.Les médias, bien sûr, sont sur la sellette. On leur reproche de noircir le tableau et daggraver la morosité ambiante, alors même que la consommation française demeure bien plus soutenue que celle des autres pays européens, de sorte que dans lhexagone, lamplitude de la crise paraît moindre.
Pour ou contre la maison à ossature bois ?
Dun point de vue écologique, la construction bois sait se vendre, mais bien des interrogations freinent encore son développement. Elles exigent de la part des professionnels une communication permanente à grands renforts de pédagogie. Fibois sy emploie, les organisations professionnelles et les entreprises en font de même.Au premier rang des réticences, le supposé surcoût financier pèse lourd, plus encore en temps de crise ; or à qualité disolation identique, la maison bois nentraîne aucun surcoût. La facture de chauffage peut même être divisée par deux par rapport à une maison traditionnelle.Par ailleurs, le délai de construction plus court (réduit de 4 mois en moyenne), des murs moins épais qui permettent daugmenter la surface habitable et les fondations moins importantes sont également source déconomies substantielles.Autre préoccupation non fondée, la durée de vie de la construction en bois. Les plus vieilles constructions du monde sont souvent en bois, les maisons à colombages alsaciennes fournissent la preuve de sa résistance. Néanmoins, comme toutes les autres formes de construction, la maison bois doit être entretenue pour bien vieillir, surtout les bardages et bardeaux utilisés pour le revêtement des façades et la couverture.Quant à la structure non apparente, elle ne nécessite aucun entretien. Une construction en bois entretenue est un élément de patrimoine transmissible de génération en génération.Enfin il y a le risque du feu, avivé par le souvenir des grands sinistres gigantesques dautrefois et la bonne combustion du bois. Pourtant le bois est le seul matériau qui conserve ses propriétés mécaniques et portantes à haute température, et en brûlant, il ne dégage aucun gaz toxique. A titre dexemple, les pompiers sont autorisés à intervenir plus longtemps dans une structure en bois que dans tout autre type de structure.Dans les foires et salons, à loccasion de portes ouvertes ou de conférences débats, les professionnels et leurs représentants semploient à tordre le cou à tous ces préjugés. Leurs efforts sont payants puisque le nombre de convertis augmente dune année à lautre ; il nempêche que la tâche demeure lourde « mais exaltante » comme le souligne Benoît Gomez,charpentier à Colmar.
Le problème du séchage du bois
La plupart des charpentiers rencontrés admettent se fournir en bois séché, destiné aux maisons bois, exclusivement ou partiellement, auprès dentreprises allemandes ou autrichiennes. A en croire les professionnels, les scieries alsaciennes resteraient figées sur des positions traditionnelles et ne pourraient par conséquent répondre aux attentes des nouveaux marchés. Fibois, linterprofession de la filière bois, a mené une étude circonstanciée sur la question et les résultats permettent de nuancer sensiblement les avis un peu trop péremptoires des artisans charpentiers. 37 % des scieries alsaciennes seraient équipées dun séchoir, mais leur taux moyen de charge nest que de 67 %. Ces équipements sont donc fortement sousutilisés et sous-valorisés. A lheure actuelle, la demande en bois sec concerne surtout le lamellé collé, la fermette, lossature bois qui ne représentent quune fraction de la consommation totale de bois.Mais lévolution rapide de lossature bois change déjà les données du problème et, pour les scieurs, le séchage à grande échelle est devenu un choix stratégique, « un investissement de conquête » (pour reprendre la formule de Fibois) « qui doit être source de qualité et de profit ».Encore une preuve de lintérêt de la filière : les scieurs et les charpentiers peuvent débattre autour de la même table et trouver ensemble les solutions préservant les intérêts des deux parties. Les négociations sont dailleurs en bonne voie.
Un vent de modernité et de jeunesse
Que ce soit en terme de pénibilité ou de technologie, la charpente a beaucoup évolué et travaille avec un matériel performant.Logiciels de dessin, machines numériques, camions grues, permettent de rationaliser et de faciliter le travail. La maison à ossature bois exige de nouveaux savoir-faire et une formation spécifique est en phase daboutissement.Eu égard au grand nombre de petites entreprises du secteur qui nont pas toujours les moyens dacquérir un matériel très onéreux, Yves Ehlinger préconise un regroupement auquel sa corporation.Enfin, le métier de charpentier sapprend aussi, et de longue date, chez les Compagnonsdu Devoir. Les jeunes issus de cette formation sont très recherchés par les entreprises.A lexamen des chiffres, on relève toutefois une baisse du nombre des apprentis, moins de 100 sont actuellement dans le circuit de lalternance. Benoît Martin a son analyse : « Les jeunes après un BTS préfèrent la planche à dessin des bureaux détudes aux chantiers de montage ».Un signe néanmoins encourageant : plus de 40 % des salariés de la charpente ont moins de 30 ans et déjà un emploi sur quatre est dévolu à la construction bois. travaille. Les aides de la Région Alsace au regroupement des entreprises pourraient être le moyen de mettre le pied à létrier.Les entreprises de la charpente parviennent à trouver des apprentis sans trop de difficultés. Souvent elles les conservent dans leur effectif après leur formation car sur le marché du travail les ouvriers qualifiés se font rares.Diplôme initial, le CAP est préparé dans les CFA de Cernay, Haguenau et Illkirch ainsi que le BEP, un BP charpente bois et un bac pro (niveau IV). A signaler encore un brevet de technicien métreur en charpente bois (AFPA de Colmar) et bien sûr le brevet de maîtrise. Vers un label « Maison à Ossature Bois Alsace » Yves Ehlinger reconnaît que le marché est porteur, mais il faut que ses acteurs veillent à le maîtriser et à le conserver. La concurrence allemande, forte dune expérience plus aguerrie, se fait dautant plus pressante que son marché intérieur est en baisse, mais en termes qualitatifs, nos entreprises nont plus rien à envier à leurs confrères dOutre-Rhin.Pour se développer à plus de deux chiffres par an, la maison bois doit aussi inspirer confiance, et les réalisations dentreprises éphémères peu qualifiées, avec des malfaçons au bout, peuvent nuire à toute la filière.Aussi Yves Ehlinger adhère pleinement à une initiative conjointe de Fibois et dEnergie-Vie, visant à créer un label « Maison à Ossature Bois Alsace », dont laboutissement serait pour les entreprises régionales de la charpente un signe fort de notoriété et pour le consommateur un gage de confiance et de sécurité.Clément et Benoît Martin rament dans le même sens, en privilégiant la formation continue en interne, adaptée au projet dentreprise élaboré entre les dirigeants et les salariés afin dêtre toujours à la pointe de la technologie et pouvoir tenir tête à la concurrence étrangère et justifier une différence de prix par une garantie accrue de qualité.Benoît Martin va encore plus loin, et il rejoint en cela les chefs dentreprises dautres activités : il suggère que les entreprises ayant la taille et les formateurs requis, puissent comme autrefois dans lindustrie avoir leur propre centre de formation en interne.De toutes les qualités du bois, il en est une quil faut se garder doublier, cest, la cerise sur le gâteau, sa convivialité. Ce matériau a une âme, il est animé dune vie de signes tracés par ses lignes et ses noeuds, dun langage exprimé dans une infinie nuance de craquements.Il attire le regard et incite au toucher. Le bois se caresse et il sait le rendre. Dans un monde qui se féminise, le bois est lavenir de la maison.
Mob Alsace à DurrenbachPionnier de la maison à ossature bois
En créant son entreprise de menuiserie générale en 1979, Jean-Jacques Klingler sétait déjà spécialisé dans les applications du bois au bâtiment, et dans sa tête, il méditait déjà le projet de construire un jour une maison tout bois.Pas étonnant dans ces conditions quil fît figure de pionnier de la maison à ossature bois et, avec quatre collègues, il élabore dès 1982 une charte Alsace Promo Bois Construction avec la Chambre de Métiers dAlsace. Il fallait au moins une charte pour enrayer les préjugés qui fermaient lhorizon des maisons à ossature bois. Les trois petits cochons Tout le monde a en tête cette édifiante histoire puisée dans lenfance, contant laventure de ces trois petits cochons qui, pour échapper au loup, avaient trouvé refuge respectivement dans des maisons en paille, en bois et en briques. Seul le dernier, derrière son rempart scellé au mortier, parvint à résister au féroce prédateur, alors que les maisons en bois et a fortiori en paille de ses frères imprévoyants, senvolèrent comme fétus de paille. Résultat dans linconscient collectif : la maison en bois est suspectée dinsécurité.
Et ce nest pas tout, la construction bois évoque aussi ces « baraques » hâtivement construites après guerre pour loger les victimes des bombardements, en attendant la reconstruction en dur.
Et pour couronner le tout, la crainte atavique de lincendie qui se nourrit si goulûment de matériau bois. Jean-Jacques Klinger et ses confrères eurent à faire preuve de beaucoup de pédagogie pour vaincre ces réticences et il a fallu lémergence de la préoccupation écologique pour que les mentalités évoluent. Aujourdhui, Jean-Jacques a passé le relais à son fils Vincent et lentreprise a définitivement cessé toute activité de menuiserie générale pour se consacrer entièrement à la maison à ossature bois. Une marque déposée MOB Alsace, enseigne de lentreprise, est depuis 2006 une marque déposée à lINPI. Lexpérience acquise et la notoriété quelle véhicule font de Mob Alsace lun des leaders de sa spécialité, orienté presque exclusivement vers le particulier.Vincent Klinger explique quil travaille beaucoup avec les architectes, plus quen prise directe avec la clientèle. Les hommes de lart sont pour lui les prescripteurs principaux, ce qui ne lempêche pas dapprocher le grand public à travers des foires et salons, comme la Foire de Printemps à laquelle il participe chaque année.La sensibilisation du public est sollicitée par les émissions de télévision, le surfing sur les sites internet et bien sûr la volonté politique qui, en octroyant des aides à linvestissement dans le développement durable, contribue fortement à la sensibilisation des particuliers et des entreprises.Rayonnant jusquà 100 kilomètres autour de Durrenbach, Mob Alsace emploie 11 collaborateurs, forme régulièrement des apprentis, accueille des contrats de professionnalisation et correspond en tous points à lidée quon se fait dune entreprise artisanale contemporaine qui développe harmonieusement un savoir-faire empreint dune grande modernité et un attachement sans faille à des valeurs éprouvées. « Rendre la maison la moins énergivore possible, voilà notre challenge », conclut Vincent Klingler.
Benoît Gomez (Colmar-Charpente)Eloge de la sécurite
Ce jeune chef dentreprise, dirigeant de Colmar Charpente (12 salariés), est le référent Fibois de la Corporation des entreprises de charpente du Haut-Rhin. Il sest spécialisé dans la construction de maisons à ossature bois pour les particuliers, mais aussi pour les collectivités locales et territoriales. 60 % de son activité est déployée dans la construction bois. Il construit même des logements sociaux et travaille en étroite collaboration avec des architectes qui, eux aussi, pour répondre à la demande, ont été contraints de se former à cette nouvelletechnologie. Améliorer les conditions de travail La plupart de ses collaborateurs sont issus dun apprentissage maison et il ne peine guère à trouver des apprentis. Afin de donner à son personnel le maximum de confort dans un travail qui se déroule la plupart du temps à lair libre, exigeant des efforts physiques répétitifs, Benoît Gomez a considérablement développé la sécurité, estimant que les réglementations, jugées trop contraignantes par dautres, évitent des accidents du travail et suscitent chez ses salariés un esprit dentreprise positif quils savent aussi refléter à lextérieur.Il croit résolument à lavenir de son métier et nhésite pas à sengager à côté de son Président Yves Ehlinger pour faire avancer la construction bois.Son engagement lui permet de suivre attentivement les évolutions du marché, dêtre en première ligne pour les adapter et les transmettre à ses collègues. A titre personnel, il ne craint pas la concurrence dentreprises peu qualifiées (elles nont pas le savoir-faire et le matériel adéquat) mais croit que la cohésion de la filière bois Alsace est le moyen le plus sûr de progresser et de conserver ses parts du marché.
FIBOIS Alsace : Linterprofessionde la filière forêt-bois alsacienne
Sil y avait le moindre doute sur la pertinence de FIBOIS Alsace, association de droit local, créée en 1995, pour fédérer tous les acteurs de la filière forêt-bois, il a été levé dans une belle unanimité par tous les interlocuteurs rencontrés dans lélaboration de ce dossier consacré à la charpente et à la maison à ossature bois. Une filière de 19 500 acteurs De larbre aux produits finis, la filière forêtbois en Alsace recense 19 500 actifs et 2620 entreprises, pour la plupart en milieu rural. Elle constitue par conséquent un outil daménagement du territoire de tout premier ordre.Présidée par Jean Maegey, avec Sacha Jung pour délégué général, FIBOIS Alsace rassemble les propriétaires et gestionnaires forestiers, les entreprises de travaux forestiers, les scieurs et exploitants forestiers, la Section Charpente de la FFB du Bas-Rhin, la Corporation des entreprises de charpente du Haut-Rhin, la Section Menuiserie de la FFB du Bas-Rhin, lindustrie du papier, les transporteurs forestiers, les négociants en bois de chauffage, etc.Il nexiste aucun autre exemple en Alsace où des professions différentes mais occupées à transformer ou à valoriser le même matériau de base aient réussi à ce point leur intégration dans un creuset commun, pour parler dune même voix et bénéficier ainsi dune crédibilité accrue. LEtat et la Région Alsace en particulier ont bien saisi lopportunité de FIBOIS Alsace et lui accordent un partenariat qui a aussi contribué à laffirmation de son utilité. Les missions de FIBOIS Alsace LAssociation anime et représente la filière, développe des actions de communication, participe à des foires et salons, donne des conférences, propose à ses membres des études techniques et des conseils légitimés par une veille économique permanente sur le marché du bois et de ses dérivés.Elle sadresse aussi au grand public auquel elle fournit des informations sur les forêts alsaciennes, les entreprises de la filière au travers de lannuaire des professionnels du bois, le bois énergie et le bois construction au travers du référentiel de la construction bois.Une de ses initiatives les plus récentes : « la charte Alsace Bois Bûche », pour aider les consommateurs à choisir des produits de qualité en termes de rendement énergétique et dimpact environnemental. Ses adhérents sengagent à respecter les exigences techniques, réglementaires, administratives et environnementales.FIBOIS Alsace a aussi joué un rôle prépondérant dans le rapprochement des scieurs et des charpentiers et sur la commercialisation par contrat des bois séchés.
Nicolas Sarkozy à Urmatt :« LEtat est derrière la filière bois ».
Le Président de la République a choisi Urmatt, siège de la scierie Siat-Braun, pour annoncer au début de lété son « Plan Bois », avec la création dun fonds stratégique doté de 100 millions deuros, dont 20 millions débloqués dès 2009. Nicolas Sarkozy considère que la forêt française est sous-exploitée et il fait de la valorisation de cette ressource, une priorité fondamentale.Il compte aussi sur la filière bois « gigantesque source de croissance durable ». Dans les constructions neuves, le seuil maximum dutilisation du bois sera multiplié par dix dès 2010. Par ailleurs les travaux disolation extérieure recourant au bois ne nécessiteront pas de dépôt de permis de construire. Elément moteur de la filière bois, la construction bois est appelée à un fort développement.
La forêt en Alsace
LAlsace est une région forestière puisque 38 % de son territoire est couvert de feuillus et de résineux. La forêt alsacienne est lune des plus riches et des plus productives du pays, grâce à un volume sur pied denviron 78 millions de m3 et un accroissement annuel constant.Cinquième région forestière de France, elle compte 42 essences différentes. Les feuillus (hêtre, chêne) localisés principalement en plaine, couvrent 60 % de la surface, les 40 % restants situés dans la montagne vosgienne étant des résineux (sapin pectiné, épicéa, pin sylvestre et douglas).Contrairement au reste de la France, la forêt alsacienne est majoritairement publique (51 % de forêts communales, 24 % de forêts domaniales, 25 % de forêts privées).Enfin, et lAlsace a pris une sérieuse avance dans ce domaine, 75 % de ses forêts sont certifiées PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières) qui garantit au consommateur que les produits quil achète ont été fabriqués à partir de bois récoltés dans une forêt gérée durablement.
Benoît et Clément Martin. Ils militent pour créer un centre de formation dans leur entreprise. La rapidité de montage : un des atouts de la maison à ossature bois. Une maison à ossature bois réalisée de Benoît Gomez. Benoît Gomez, maître charpentier à Colmar, Yves Ehlinger, Président de la Corporation.Obligatoire des Entreprises de Charpente du Haut-Rhin, et Francis Bieber, Secrétaire Général Adjoint de laCorporation. Vincent Morillon, chargé de mission à Fibois, linterprofession de la filière bois.
Pour en savoir plus: www.bieber-bois.com





