Communiqués sur entreprises-bois.fr

Accueil > Communiqués de presse > Produits > Une tour à énergie positive pour un coût compétitif

Une tour à énergie positive pour un coût compétitif

Une tour à énergie positive pour un coût compétitif

Waldhambach, le 18/03/2009 - Inaugurée à Dijon le 2 avril prochain, la tour Elithis est une expérience inédite en France en matière de bâtiment tertiaire à énergie positive. Quelque 1.600 capteurs contrôleront en temps réel ses performances énergétiques auxquelles les futurs occupants seront invités à apporter leur pierre.



Une tour à énergie positive pour un coût compétitif
Inaugurée à Dijon le 2 avril prochain, la tour Elithis est une expérience inédite en France en matière de bâtiment tertiaire à énergie positive. Quelque 1.600 capteurs contrôleront en temps réel ses performances énergétiques auxquelles les futurs occupants seront invités à apporter leur pierre.

Erigée au centre de Dijon, encerclée par le palais des congrès, l’auditorium, la chambre de commerce et d’industrie(CCI) et le conseil général, qui forment commeun écrin de béton, la tour Elithis attire le regard par son architecture originale au design ovoïde. A première vue, rien ne laisse entrevoir que ce bâtiment dedix étages abriteune expérience inédite en France en matière d’énergie positive. «C’est d’abord un projet qui repose sur les trois piliers du développement durable, c’est-à-dire l’environnement, l’économie et le social », souligne Thierry Bièvre, directeur général d’Elithis Ingénierie, maître d’ouvrage et concepteur du projet. Pourquoi cette tour expérimentale est-elle sortie de terre à cet endroit ? Si elle est aujourd’hui une vitrine pour la société et, par ricochet, pour la capitale bourguignonne, « l’objectif initial n’était pas de démontrer de manière ostensible nos savoir-faire. Nous cherchions simplement lemoyen d’exprimer un ras-le-bol du rôle de l’ingénieur en France, qui est cantonné à la résolution des problèmes et auquel on ne demande plus de créer », estime Thierry Bièvre. Selon lui, la segmentation et le cloisonnement qui existent dans les métiers de la constructionsont de nature à empêcherlaréalisationdebâtimentsréellement à haute qualité environnementale (HQE).

Un projet plutôt futuriste

C’estaniméedecetétatd’espritque l’équipe d’Elithis a décidé de passer à l’actionen 2006. Mission : démontrer qu’un nouveau bâtiment tertiaire peut combiner les critères du développement durable aux économies d’énergie strictement au même coût qu’une construction standard. Bien que premier opérateur local dans sa spécialité, la conceptiond’installationsdefluides techniques pour le bâtiment, cette ingénierie est peu connue des élus de la ville lorsqu’elle les sollicite pour leur présenter ce projet plutôt futuriste. Les politiques locaux sont un peui nterloqués par les dirigeants de cette PME qui viennent leur demander « un terrain bien situé, au coeur de la cité et pas dans une zone d’activité périphérique, pour construire un bâtiment qui deviendra, espèrent-ils, une vitrine de technologies et de savoir-faire mais, surtout, de changement comportemental », insiste Thierry Bièvre.
Après moult échanges et tergiversations, qui n’auront in fine duré que deux mois grâce au soutien du sénateur-maire de Dijon, le socialiste François Rebsamen,« onnous a montré un tout petit terrain de 690mètres carrés, sans avoir la certitude qu’on nous autoriserait à bâtir à cet endroit déjà très densifié », se souvient Thierry Bièvre qui eut, néanmoins, le déclic : « Ce sera ici, sinon jem’en vais. » Si étroit soit-il, cet emplacement cumulait pour lui tous les avantages requis : la proximité du centre-ville pour faciliter lavie sociale, un parking souterrain existant à quelques dizaines de mètres et un projet de tramway doublant la ligne de bus qui passe juste devant l’immeuble, afin de limiter les déplacements individuels.

1.400 euros au mètre carré

Pour concrétiser son projet, qu’il imagine comme un objet plutôt qu’un bâtiment, le directeur général d’Elithis contacte un designer, Philippe Starck, un architecte designer, Jean-Michel Vilmotte, et un architecte, Jean-Marie Charpentier. C’est ce dernier, sur les lieux trois jours plus tard, qui lui dira : « Ce bâtiment, vous allez le faire etc’est pour moi », après avoir écouté l’exposé du projet et observé le terrain. « J’ai crayonné une petite maquette sur place où j’ai posé comme un diamant au milieu des gros bâtiments qui ont un impact bourratif à l’échelle de la ville », raconte Jean-Marie Charpentier. « Que ce soit à Dijon ou ailleurs dans le monde, nous sommes partants dèsquenous pouvons apporter notre pierre à une expérience environnementale », ajoute le PDG Fondateur de l’agence Arte Charpentier. Trois ans plus tard, Elithis a gagné la première bataille de son combat contre les idées reçues en matière de développement durable.
Inaugurée le 2 avril prochain, actuellement en cours de finition, cette tour est bel et bien debout sans avoir englouti un budget pléthorique. Elle a coûté 1.400 euros (HT) au mètre carré, soit le même prix qu’un bâtiment standard qui consomme 220 kWh par mètre carré et par an. Pour ne pas dépasser le plafond fixé à 7millionsd’euros, la technologien’a pas été poussée à l’extrême, mais toutes les astuces techniques possibles et imaginables ont été mises enoeuvre. « C’est ça aussi la révolution. On voudrait que les politiques entendent enfin que les économies d’énergie sont possibles sans grandes dépenses », insiste Thierry Bièvre.

Reste que l’expérimentation en grandeur nature va démarrer. A partir du 31mars, date de livraison de l’ouvrage, se jouera le second acte du pari d’Elithis.«Au-delà de la technologie, on est en train d’examiner comment le comportement humain va pouvoir s’associer à la matrice environnementale du bâtiment pour essayer de le rendre plusperformant », précise-t-il. A commencer par les 75 collaborateursde cette ingénierie qui, actuellement entassés dans des bureaux proches de la gare, pourront prendre leur aise dans les quatre derniers étages de « leur » tour, suivis par la délégation régionale de l’Ademe, qui occupera le quatrième étage dès le 1er mai.
Autrement dit, ce sera aux quelque 330 futurs usagersde franchir la dernièremarche vers le seuil de l’énergie positive car, pour l’heure, le compteur énergétique indique une consommation théorique de 20 kWh parmètre carré et par an. « Un bâtiment à énergie positive n’est pas une centrale thermique, mais ça va dans le bon sens », conclut Jean-Marie Charpentier.

La tour en chiffres clefs

- 1re pierre : 14 décembre 2007

- Livraison totale : 31 mars 2009

- Budget global : 7 millions d’euros

- Durée des études de R&D: 6 mois

- Aide publique : 297.500 euros (panneaux photovoltaïques et système de contrôle de la performance énergétique)

- Hauteur : 33,50 mètres (10 étages dont un niveau technique)

- Superficie totale : 5.000 mètres carrés de bureaux en open space et un restaurant au rez-de-chaussée

- Bâtiment à énergie positive : produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Le seuil se situe à 0 kWh parmètre carré et par an.

Commentmettre le compteur électrique à zéro

Pour construire cette tour à énergie positive au même coût qu’un bâtiment classique, Elithis a tiré profit de tous les paramètres possibles. Première étape, il a fallu optimiser l’architecture pour intégrer cet ouvrage dans son environnement climatique et urbain, sur une toute petite parcelle (690 mètres carrés). Le résultat donne un bâtiment ultra compact à la forme ovoïde, et noncylindrique comme imaginé à l’origine, qui répond aux exigences de vent dominant venant du nordet s’engouffrant entre les constructions imposantes à proximité.Coté plein sud, la façade est habillée d’un bouclier thermique quiménage en transparence une vue dégagée et dont l’asymétrie est calquée sur la course du soleil.«Al’est,il démarre plus tard que sa pré dominance àl’ouest,car on considère que le soleil du matin est moins inconfortable visuellement et plus bénéfique pour l’humeur des occupants », souligne Thierry Bièvre, directeur général d’Elithis. « Ce bouclier solaire qui symbolise aussi notre lutte contre les effets du réchauffement climatique, l’architecte Jean-MarieCharpentier a su le matérialiser en harmonisant l’esthétisme et la fonctionnalité », ajoute-t-il.

Une ventilation naturelle

Au-delà des économies d’éclairage artificiel, le rayonnement solaire est aussi exploité comme une source de chaleur gratuite.Grâceà un système hybride de ventilation naturelle à triple flux, inventé et breveté par les ingénieurs de la société, qui permet d’éviter la climatisation à 95% du temps. Ce système à régulation mécanique est capable de lutter contre les hausses de température jusqu’à 27oC. En casde canicule intervient un système adiabatique d’appoint. Pour limiter les besoins en chauffage, et donc la taille de la chaufferie à énergie renouvelable, qui est équivalente à celle d’un« grospavillon de banlieue » et ne consomme que 8 mètres cubes de granulés de bois par an, l’étanchéité des parois de ce bâtiment est quasi imperméable à l’air. La structure de la tour se compose de poteaux et de poutres mixant le béton et l’acier, avec une prédominance de bois traité en façade. Les parties pleines sont constituées de panneaux isolants à base de ouate de cellulose avec un parement en tôle d’aluminiumà l’extérieur. Les parties vitrées, qui couvrent 75% de la surface d’exposition, sont composées d’un double vitrage argon à isolation thermique renforcé, avec un faible facteur solaire. Pour alimenter la quasi-totalité de sa consommation d’électricité, cet immeuble intègre dans sa toiture plate quelque 550mètres carrés de panneaux photovoltaïques qui produisent 82.000 kWh par an.
Naturellement, ces nouveaux locaux sont uniquement équipés de luminaires à basse consommation d’énergie (tubes fluorescents, lampes LED…). Tous les postes de travail sont connectés à un réseau d’éclairage nomade pour que chacun puisse réguler sa consommation électrique en fonction de son activité. Pour suivre pas à pas

les performances énergétiques, un totem installé au pied de l’immeuble affichera les mesures prises dans cette tour expérimentale truffée de 1.600 capteurs



Pour en savoir plus: www.bieber-bois.com

Communiqué classé dans la catégorie: Menuiserie


Publié par BIEBER Menuiserie portes et fenêtres le 18/03/2009

Livres dans la boutique:


Menuiserie, ébénisterie



Dictionnaire pratique de menuiserie, ébénisterie, charpente



Architecture et construction des escaliers en bois



La menuiserie



Mise en oeuvre des menuiseries en bois : En travaux neufs et réhabilitation