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La FFB exige lapplication
La FFB exige lapplication
Waldhambach, le 13/01/2009 - La FFB et BIEBER Menuiserie exige lapplication de la garantie de paiement. Face aux « ardoises » laissées par exemple par Brun Habitat en Alsace, en liquidation judiciaire, la Fédération française du bâtiment(FFB) du Bas-Rhin tire la sonnette dalarme et demande à ses 800 adhérents (dont BIEBER Menuiserie est membre), dont 230 dans le gros oeuvre, dexiger désormais, et de façon systématique, lapplication de la loi sur la garantie de paiement.

relations commerciales avec le promoteur (...) nosent pas exiger cette garantie, pourtant obligatoire », confirme lorganisation dans une circulaire
quelle vient dadresser à tous ses adhérents.
« Le mois prochain, nous organiserons aussi une réunion dinformation pour sensibiliser les entreprises et nous y inviteront aussi des maîtres
douvrage et des promoteurs », annonce Roger Schmitt, secrétaire
général de la FFB 67. Lheure est grave, il est vrai : « Laffaire Brun va impacter les comptes dune quarantaine, voire dune cinquantaine de nos adhérents, parfois gravement », note René Hemmerle.
Et le fort ralentissement actuel des ventes de logements neufs en Alsace -le recul atteint 40% au second trimestre- se répercutera inéluctablement sur lactivité des entreprises du bâtiment. « La fin de lannée sera difficile, dores et déjà des promoteurs nous annoncent des décalages et des reports de programmes », commente le dirigeant. Aussi suggère-t-il fortement à ses
confrères, pour assurer la pérennité de leur affaire, de « faire simplement respecter la loi ».
Petit retour en arrière, en 1994. Au lendemain dune crise de limmobilier dont
beaucoup de professionnels ne sont pas sortis indemnes, le législateur avait décidé de rendre obligatoire une sorte dairbag, en loccurrence une garantie de paiement des entreprises par leurs donneurs dordre. Lobjectif était clair :
assainir les pratiques de toute la filière de la construction et éviter les sinistres en cascade.
Concrètement, explique la FFB, « ce dispositif oblige les maîtres douvrage privés, hors SA dHLM ou SEM pour le secteur locatif aidé, réalisant une
opération destinée à une activité professionnelle à garantir le paiement des sommes dues au titre dun marché de travaux, dès lors que ces sommes
excèdent 12 000 euros hors taxes ».
Deux types de garanties sont possible : le versement direct à lentreprise des prêts bancaires sollicités par le maître douvrage pour financer les travaux en question ou un cautionnement solidaire.
Dune banque par exemple. Bref, dix-huit ans après le vote de la loi, il serait temps que les uns et les autres se mettent au diapason. « Si la plupart des entreprises ne demandent pas cette garantie, cest quelles craignent dêtre
élimées du tour de table », reconnaît René Hemmerle.
Reste à savoir maintenant si son appel à la vigilance sera entendu et si les entrepreneurs du bâtiment sauront faire bloc. A suivre...
Pour en savoir plus: www.bieber-bois.com





